27.09.2007

Le Modem se structure au Québec

Amis sympatisants et militants,

Si vous avez soif de débats et d'actions politiques, le Modem-Quebec vous invite à vous faire connaitre et à participer aux activités de la délegation du Modem au Québec.

Pour tout renseignement : bayrou.montreal@gmail.com

Lien vers adhesion Modem : http://adhesion.mouvementdemocrate.fr/

19.09.2007

"Arret sur Image" est de retour sur le Net

Saluons le retour sur le Net de l'émission 'Arrêt sur images'

Pour soutenir ce programme exclu du nouveau paysage audiovisuel de la belle France d'après... 

Note : Pas de tests ADN requis.

11.05.2007

Adhérez au Parti de la liberté : Mouvement Démocrate.

Amis de toutes sensibilités, adhérez au Mouvement Démocrate, et continuons ensemble le combat qu'à commencé Francois Bayrou durant la campagne pour une vie politique libre et renouvelée.

Pour les résidents du Canada et du Quebec, une délégation sera créée à Montréal dans le courant de l'été.
Envoyez nous vos contacts à bayrou.montreal@gmail.com.

Pour adhérer en ligne : http://soutien.bayrou.fr/index2.php ou http://www.bayrou.fr

Info : Pour les adhérents de l'actuelle UDF, il n'est pas necessaire d'adhérer, l'adhésion est automatique.

03.05.2007

Le vote blanc et la recomposition de la vie politique française

Au vu des commentaires de ces derniers jours sur ce blog, certains pourraient croire que les membres du comité de soutien québécois à François Bayrou vont tous mettre un bulletin Royal dans l'urne, le 5 mai ! Non seulement cela n'est pas vrai pour ce comité mais ce n'est également pas représentatif de la militance ou de l'électorat démocrate dans son ensemble, sans parler des parlementaires UDF. Chez les élus, en gros, on a les députés qui vont voter massivement Sarkozy, Bayrou et quelques bayroutistes qui pencheront pour Royal tandis que les sénateurs et élus locaux (moins soumis à l'impératif réelectif que les députés), comme beaucoup de militants, devraient voter blanc ou s'abstenir.

Au sein du comité québécois de soutien à François Bayrou, et future fédération québécoise du parti démocrate, nous nous établissons à 50 / 50 : la moitié votera Royal et l'autre moitié votera blanc. À ma connaissance, aucun d'entre nous n'ira voter Sarkozy. Permettez-moi d'exprimer ici la position de ceux qui vont voter blanc samedi.

D'abord, je voudrais faire taire une opinion qui voudrait que l'éparpillement des votes centristes du second tour soit le signe de la division dans un parti trop composite et trop pluriel. Penser cela est mal connaître la tradition démocrate et la sensibilité libérale, au bon sens politique du terme, du centre, celle de la discussion, de l'ouverture et de l'empathie pour l'autre. Regardez ce blog et vous verrez des liens vers les sites du PS ou l'UMP. Nous sommes les seuls à le faire. C'est cela être démocrate ! Avec cet éventail d'options de vote pour le second tour, à l'intérieur de l'UDF, on assiste plutôt à un double phénomène, signe du changement des clivages et lignes de frontière politiques:

Enfin, la fin des grandes idéologies en France.

L'expression de sensibilités différentes dans une même famille politique, sans pour autant s'écharper et crier à la trahison est le signe de l'évolution, au sein de l'UDF, comme dans les autres partis français vers une vie politique qui se vit entre concurrents et non plus entre ennemis ou adversaires. Ceci témoigne d'une pacification des moeurs politiques en France et du rapprochement idéologique des programmes entre la droite et la gauche. Les professions de foi des candidats Royal et Sarkozy étaient étonnamment proches sur de nombreux points, en particulier sur les diagnostics quant aux maux de la société française. Les mesures et moyens diffèrent mais les buts sont largement communs. Sur bien des aspects, Bayrou a d'ailleurs pu apparaître comme moins radical et moins brutal, plus à gauche que Royal en définitive, dans ses propositions, comme plus fidèle à un esprit de modération et de concertation. De même, le débat du 2 mai n'a pas mis en lumière deux conceptions antagonistes de la société comme certains voudraient encore y croire mais deux personnalités et deux manières de faire de la politique. C'est important le style politique, autoritaire et volontariste d'un côté, participatif et consensualiste de l'autre. Cela peut justifier un choix clair pour l'un ou l'autre des candidats mais ce n'est plus un choix idéologique comme autrefois, lors de l'affrontement entre deux blocs de pensée incompatibles.  

Le début de la recomposition de la vie politique française

François Bayrou est un très fin tacticien politique. Il a entretenu le suspense tout au long de l'entre deux tours sur le report des 18,5 % de voix centristes. Ni alliance, ni ralliement, il s'affiche en tête à tête avec les deux finalistes du second tour. Il n'a cessé, en cela, de préparer l'avenir du futur parti démocrate. Sans être dans le secret des dieux, je dirais que l'éparpillement des voix entre Ségo, Sarko et le vote blanc est stratégiquement voulu par l'UDF et par son chef: ne pas rompre avec le centre droit et ménager la réélection des députés UDF par la droite modérée, afficher la convergence des socio-démocrates du PS et des démocrates libéro-sociaux de l'UDF autour d'un centre gauche qui n'a jamais pu émerger de manière indépendante en France et enfin préparer l'OPA future du parti démocrate sur l'électorat et les élus socio-démocrates du PS, sur cette deuxième gauche mendésiste, rocardienne, delorienne, sur nos cousins germains.

C'est pourquoi, mon vote blanc, je le veux également utile et instrumental. On ne fait pas de politique avec de bons sentiments. Le centre est en train de rompre avec une certaine mollesse et une impuissance politique qui l'a empêché de se contruire comme force politique indépendante et majoritaire: Mendès-France, Deferre, Rocard et Delors s'y sont vainement essayé au centre-gauche; Lecanuet, Chaban-Delmas et Barre n'ont pas davantage réussi dans cette opération, au centre-droit. Avec le changement de générations des acteurs politiques, avec la maturation idéologique des Français, avec la profondeur de la crise sociale française et enfin avec la personnalité hors du commun de Bayrou se trouvent aujourd'hui réunis une conjonction unique de facteurs favorables à l'émergence d'une troisième force, entre la droite autoritaire et nationale et la gauche étatiste et antilibérale.

Il faut d'ailleurs tordre le cou à un autre mythe, celui du bipartisme. La démocratie représentative a fait émerger à partir des années 1820 en France, en Angleterre ou aux États-Unis une bipolarisation de la vie politique, c'est à dire la construction des partis autour de deux pôles de rassemblements, à droite et à gauche, avec une frontière très mouvante du point de vue des idées et des programmes entre ces deux pôles. Cela est très différent du bipartisme, dans lequel deux grands partis politiques incarnent chacun des deux pôles. Le bipartisme appartient à la tradition étatsunienne et canadienne, non aux démocraties européennes qui, toutes sont marquées non par le bipartisme mais par une bipolarisation à travers un tripartisme, c'est à dire un système à trois grandes mouvances politiques de gouvernement outre les marges et extrêmes à vocation protestataire et tribunitienne. 

Droite autoritaire, gauche anti-libérale, centre-gauche démocrate, social et libéral

Ce qui est en jeu en France, c'est bien cette recomposition moderne de la vie politique, à l'ère de la fin des grandes idéologies. La droite a fait son risorgimento. Elle est redevenue la droite dure, autoritaire, nationale, volontariste que l'on a connu dans le passé, après les années de la droite rad-soc molle à la mode Chirac et elle a ainsi reconquise une cohérence et une légitimité qui lui permet de réunifier son propre camp. Certains pensent que c'est ce qu'il faut à la France pour faire passer les réformes. D'autres dont je suis estiment que la mystique de l'homme providentiel à poigne, du bonapartisme en politique est dépassée, que l'on ne réforme pas la France par la brutalité. Nous n'en sommes pas pour autant des antisarkozistes forcenés. Ça fait longtemps que l'on n'avait pas vu un aussi grand talent politique que celui de Sarkozy mais nous n'en voterons néanmoins pas pour lui à cause des dangers de guerre civile qu'il fait peser sur le pays. La droitisation de la droite explique la gauchisation du centre-droit. En politique, on se définit autant si ce n'est plus par ses adversaires que par ses propres amis.

La gauche modérée et le parti socialiste n'ont pas fait, quant à eux, leur révolution idéologique et n'ont pas opéré cette recomposition politique nécessaire, ce big bang souhaité par Rocard dès 1993. Et ils en paient le prix fort. La panne électorale du parti socialiste perdure. La gauche ne représente plus que 35 % du corps électoral. Royal n'a gagné ses 26 % qu'en asséchant totalement le vote communiste, chevènementiste et écologiste. Autant dire qu'elle n'a fait guère mieux que le Jospin de 2002 sur son coeur de cible électoral. 

Il est donc grand temps que les sociaux-démocrates rejoignent les démocrates chrétiens et démocrates sociaux pour créer cette grande famille de centre-gauche -à l'image du Labour britannique, du SPD allemand, du parti socialiste espagnol- qui manque à la vie politique française. Le moment est particulièrement propice avec la droitisation de la droite et l'enfermement de la gauche de la gauche, de Besancenot à Emmanueli et Mélenchon, auquel il faudra rajouter Fabius et Aubry, dans un discours hors de la réalité du temps, niant le caractère libéral de nos démocraties, anti libéral en économie et en politique mais furieusement libertarien quand il s'agit de moeurs, de morale, de culture ou de migrations.

Il faut enfin que le centre-gauche des Rocard, Delors, Strauss Kahn qui représente cette belle tradition du socialisme libéral français (voir les travaux de Monique Canto-Sperber) dise qu'il est plus proche de Bayrou et des démocrates sociaux que des communistes, des trotskistes et même de ces socialistes qui n'ont jamais renié le marxisme et le léninisme originel.

Objectivement, la défaite de Royal c'est aider à cette recomposition, c'est précipiter la scission au sein du PS. Voter blanc est donc instrumental au sens où c'est laisser gagner celui qui est en tête des intentions de vote. Moi, en tant que démocrate social et libéral de centre gauche, je crois préférable la victoire de Sarkozy, à laquelle je ne veux pas directement participer, car cette victoire est de nature à susciter la réunion du centre-gauche et du centre-droit, face à la droite autoritaire et contre la gauche étatiste et anti-libérale et de conquérir le pouvoir dans deux ou trois ans, quand le pays à feu et à sang aura été éreinté par le sarzokisme, et réclamera le changement par le centre. Il semble qu'il faille en passer par une crise aigüe, par une sorte d'acmé de désordre politique pour réformer ce pays. Il faudra peut-être ajouter l'année 2007 à la liste de ces dates paroxismiques que furent 1945, 1954 et 1958, crises qui ont permis de transformer la France.

Stéphane-Andréane

02.05.2007

Communiqué : Notre position pour le second tour...

A l’issue des résultats du 1er tour des élections présidentielles 2007, le comité Québécois de soutien à François Bayrou tient à remercier les 23% de Français du Québéc qui ont exprimé leur appui au projet d’unité national que porte M. Bayrou.

Ce score est supérieur au score national du scrutin qui se situe autour des 19%. C’est une progression formidable par rapport au dernier scrutin (6%) de 2002.

Malgré cette victoire des démocrates centristes en France, les représentants des partis traditionnels ont réussi, de nouveau, à se qualifier pour le 2ième tour.

Aussi conscient de la responsabilité qui incombe maintenant aux électeurs de François Bayrou pour le deuxième tour, nous exprimons notre position afin de clarifier le débat après les premières réactions.

Aucun des candidats qualifiés ne nous semble en mesure de porter une proposition et une démarche de dialogue et de partage de pouvoir nécessaires pour faire adopter les réformes dont la France a besoin.

Le 5 mai prochain, un triple choix s'offre aux électeurs de François Bayrou: N.Sarkozy, S. Royal ou le vote blanc. Les électeurs qui nous ont fait confiance pourront se déterminer en se basant sur les déclarations et engagements éventuels de Sarkozy et de Royal sur les sujets suivants auxquels les centristes sont particulièrement attachés:

  • Capacité à mettre en œuvre des mesures radicales de réduction de la dette.
  • Capacité à proposer des mesures innovantes pour un meilleur accès à la formation  et à l’emploi.
  • Capacité à assurer une paix sociale durable et stable, l’intégration de tous les jeunes dans la société Française.
  • Capacité à maintenir la sécurité sur tout le territoire.
  • Capacité à proposer une vision politique qui inclut la participation active de tous les partis à l’élaboration de projets de réforme.
  • Capacité à offrir des mesures de protection de l’environnement efficaces et engageantes.
  • Capacité d’assurer la pluralité de la presse et des média et de garantir les libertés publiques.

En outre, le comité de soutien appelle les sympathisants et électeurs de François Bayrou du Québec et du Canada à se faire connaître afin d’envisager de créer une force centriste sociale démocrate structurée au Québec et au Canada qui permette de lutter à arme égale face au PS et à l’UMP lors des prochaines échéances.

Comité de soutien à François Bayrou – Montréal - 23 Avril 2007

01.05.2007

Billet d'humeur : Hommage à l’artisan Le Pen ruiné par la multinationale Sarkozy

Le résultat du premier tour de l’élection a désigné un grand vainqueur : Sarkozy? Non ! Bayrou ? Peut-etre! Royal ? Non ! Mais Le Pen sans aucun doute.

Son piètre résultat pourrait laisser à penser que ses idées de repli sur soi, de désignation de boucs émissaires (immigrés, Europe, globalisation, chômeurs…), de refus des valeurs humanistes ont reculé dans l’opinion française et que les efforts de la droite, encore dite républicaine, pour faire de la pédagogie et convaincre a porté ses fruits.

Méprenez-vous, le thermomètre semble cassé, mais la maladie est toujours là, bien présente et installée durablement dans les esprits, d’autant plus que les hommes politiques autrefois respectables ont repris non seulement les thèmes, ce qui est louable, mais surtout les solutions et la rhétorique du vieux chef d’extrême droite.

On n’a pas combattu l’extrême droite, on a légitimé ses idées, solutions et formules en les reprenant honteusement à son compte non pas par idéologie, mais par opportunisme électorale, ce qui est plus grave encore…

Longtemps refoulés chez un nombre croissants de Français, Nicolas Sarkozy a donné une légitimité au discours de Le Pen en reprenant la dialectique de l’extrême droite faite de provocations verbales, de remises en cause des avancées sociales sans distinction, d’exploitation du sentiment de peur, de discours réactionnaires et populistes.

Il y eu même des moments émouvants durant cette campagne où on a vu l’élève dépasser le maitre sur sa droite lorsqu’il a été question de prédétermination au suicide ou à la pédophilie.

Les sorties du candidat Sarkozy sur les principaux problèmes de la France, à savoir les moutons que l’on égorge par milliers dans les baignoires de France, les hordes d’étrangers polygames qui pervertissent nos mœurs et les chômeurs profiteurs qui ne veulent pas travailler sont des échantillons idéologiques qui font craindre le pire pour la suite.

Et bien sûr pas un mot ou nuance sur l’éventuelle petite responsabilité que pourrait avoir les entreprises ou la société dans la ségrégation à l’emploi, sur les bons cadres qui mettent à la poubelle les CV qui présentent des noms d’origine étrangère, sur les abus des évasions fiscales et autres parachutes dorés…

Pauvre Le Pen, pendant 30 ans il s’est fait huer, insulter, ostraciser. On l’a traité de tous les noms et malgré cela, il faut admettre qu’il a tenu bon dans son discours. Au moins Le Pen est un vrai xénophobe. Il le dit : il ne veut pas d’étrangers en France et il l’assume.
Aussi, on ne peut que compatir à son désespoir de voir un intrigant, fils d’immigré, probablement même pas raciste lui-même, racheter toute l’affaire à vil prix sans égard aucun pour le pionnier fondateur.

Tout cela ne serait que péripéties anecdotiques s’il n’y avait des conséquences graves à tout cela.
Par son attitude, Nicolas Sarkozy a perdu d’avance sa stature d’homme d’Etat et de rassembleur et pas là même a également ruiné ses chances de pouvoir réformer la France, car quoi qu’il fasse, il se sera mis à dos prés de 50% des français qui ne lui feront jamais confiance et qui seront au rendez-vous dans la rue ou ailleurs pour contrer tout changement, même les souhaitables et nécessaires.

Nicolas Druet, comité de soutien François Bayrou

26.04.2007

Pourquoi je vais probablement voter (la mort dans l’âme) Ségolène Royal.

Pour ceux qui en doutaient, voici la preuve qu’une nouvelle façon de faire de la politique est en train de s’imposer. L’UDF-Parti Démocrate et son leader encourage ses électeurs et adhérents à se prononcer en conscience pour leur choix du second tour et, en conséquence, encourage  le débat interne sur la position a tenir : Royal, Sarkozy ou vote blanc.

Le Parti Démocrate est et sera un lieu de débat, d’échange et de respect des convictions de chacun. Oui nous osons dire que tout le monde ne pense pas pareil chez nous et Oui personne chez nous n’accepte de suivre comme des bons soldats les ordres d’un chef suprême.

La devise ‘Si nous pensons tous la même chose, c’est que nous ne pensons plus rien’ s’applique à tous et en particulier à nous et comme seuls les imbéciles ne changent jamais d’avis (ça a toujours été mon avisJ), je ne demande qu’à être challengé sur mes positions. Aussi, j’aimerais partager les raisons qui me font penser, à titre personnel, que le vote pour Ségolène Royal est préférable au vote blanc ou au vote Sarkozy afin d’alimenter le débat sans diabolisation ni procès d’intentions.

François Bayrou a identifié les trois maux de la France aujourd’hui lors de son discours historique : un démocratie malade, un tissus social déchiré et une absence de croissance.

Pour guérir notre démocratie, et proposer des reformes ou pratiques qui ferait participer activement toutes les tendances politiques autour d’enjeux majeurs, je vois mal la droite de l’UMP et en particulier Nicolas Sarkozy avoir l’humilité nécessaire de tenter de proposer une démarche consensuelle, lui qui veut concentrer tous les pouvoirs en y ajoutant un contrôle subtile mais terriblement efficace des médias.

La gauche, malgré ses conservatismes peut éventuellement imposer des changements homéopathiques, ses initiatives passées n’inspirent que scepticisme et interrogations.

Donc, pour le renouveau de notre démocratie, très léger avantage à Ségolène Royal.

En ce qui concerne le tissu sociale, force est de constater que Nicolas Sarkozy a franchi plusieurs fois la ligne jaune en lançant des signaux inacceptables pour un chef d’État.

Multipliant les déclarations hasardeuses sur les jeunes, l’immigration et en opposant systématiquement les uns contre les autres, il a perdu toute chance d’être moteur dans la réconciliation des Français entre eux. Un homme brillant, intelligent et dynamique comme Nicolas Sarkozy a le devoir de tirer le peuple qu’il veut diriger vers le haut. Or, en succombant à un populisme qu’on croyait révolu, il a perdu sa stature d’homme d’état, rassembleur et mobilisateur.

Lui qui semble si attaché à l’identité française profite de la moindre occasion, à l’étranger, pour fustiger l’arrogance de la France et juge suranné l’utilisation du Français dans les institutions internationale. Au fait, quelqu’un l’a-t-il entendu sur la diversité culturelle ?
L’identité française, ce n’est pas seulement avoir des tremolos travaillés dans la voix lors des meetings électoraux, c’est aussi des actes et des prises de position conformes à la tradition de la France.

Ségolène Royal a su bousculer une gauche bien pensante en assumant ses positions sur l’autorité et la sécurité tout en donnant l’impression d’être  soucieuse de la paix sociale.

Sur ces questions, soyons juste, avantage Royal.

Pour proposer et savoir faire accepter des solutions innovantes pour accompagner et favoriser la croissance, je ne fais confiance ni à la droite autoritaire, ni à la gauche conservatrice. Nicolas Sarkozy propose de libérer le travail et de favoriser l’entreprenariat. C’est bien et si j’avais la conviction qu’il avait la capacité de mener à bien ces réformes, je voterais pour lui.
Or, dans la pure tradition de la droite française, Nicolas Sarkozy par son tempérament brutal va reproduire les mêmes erreurs que par le passé, c'est-à-dire, penser qu’avec 30% des voix, on a la légitimité d’imposer seul des mesures difficiles. Bien entendu, comme chercher l’adhésion du camp adverse est considéré comme une faiblesse, les tentatives sont et seront dissoutes dans la rue, comme d’habitude - personne n'ayant interet a le réussite de la réforme.
D’ailleurs, Nicolas Sarkozy, lorsque le dossier du CPE lui a été confié, lui l’homme de courage et de convictions a enterré le projet après deux jours. Bien sûr, le projet était chargé politiquement et mieux valait mettre de Villepin dans l’embarras que de se battre pour une mesure qui devait dynamiser le marché du travail pour les jeunes. Voilà pour l’homme solide qui dit ce qu’il ne saura pas faire.

Il n’y aura pas lieu d’être déçue de  Ségolène Royal sur ce sujet puisque la gauche ne voudra rien faire sur ce sujet, éternellement prisonnière de la machine à dire Non de son aile radicale. La gauche n’a d’ailleurs pas de leçon de méthode à faire à la droite, les 35 heures imposées sans négociations, ni dialogue ne sont pas étrangères aux difficultés actuelles. De plus, aucun des deux candidats ne veut s’attaquer la dette et prévoient par contre des dépenses irresponsables pour financer leurs promesses sans avoir le premier sou pour les financer.
Donc pour la croissance et l’économie, match nul.

Nicolas Sarkozy ne saura pas faire accepter les réformes que la gauche ne voudra, de toutes façon, pas faire. Dommage. Le pire n’étant jamais sûr, on peut par contre compter sur les Français pour créer eux mêmes les conditions pour la croissance par leur dynamisme et leur capacité d’innovation. Il faudra aussi arrêter un jour d’attendre tout d’un gouvernement et de l’État, surtout en matière d’économie. D’ailleurs, la France n’a-t-elle pas connu une période de croissance, certes faible et insuffisante, malgré le gouvernement Jospin, à la fin des années 90 ?

En conclusion, léger avantage sans gloire pour Madame Royal.

Oui, je sais qu’une victoire de Nicolas Sarkozy favoriserait François Bayrou pour les prochaines échéances électorales. En assommant le PS et en déportant l’UMP vers la droite, il laissera un espace politique au centre pour tous les hommes et femmes de bonne volonté. Mais nous ne proposons pas une nouvelle façon de faire de la politique pour imiter le RPR qui appelait voter Mitterrand en 81, ni l’UMP qui, le 22 avril, appelait à voter Royal pour faire barrage à Bayrou.

Considérant  le vote blanc comme un bulletin pour le gagnant, j’irais donc voter Royal, en me disant qu’en France et au Québec, une nouvelle force va se mettre en marche des le 7 mai et pour 2012 c’est promis, on sera prêt.

Nicolas Druet, comité de soutien québécois à François Bayrou

25.04.2007

Bayrou à la presse le 25 avril

Pas de consigne de vote au 2d tour !

Les électeurs de Bayrou seront libres de se determiner en fonction des débats à venir. 

Une nouvelle force politique est créée pour réunir les modérés de gauche et de droite: l'UDF devient le Parti Démocrate.

Ce nouveau parti réunira les démocrates chrétiens de centre-droit, les sociaux-démocrates de centre-gauche et les écologistes responsables. Il aura des candidats dans toutes les circonscriptions lors des législatives de juin. 

 

Alors, Ségo ou Sarko?

Et pourquoi faudrait-il nécessairement choisir, qui plus est, choisir, encore une fois, le ``moins pire``!? Vous n’en avez pas marre? Moi, si ! Bien que Bayrou ne se soit pas encore prononcé, dans l’état actuel des choses, pour ma part, ce sera blanc au second tour. Et oui, je suis bien consciente que cela ouvre la porte toute grande à Sarkozy, justement comparé par le magazine Marianne à Poutine. Sarkozy, cela signifie le non pluralisme de la presse, le copinage avec des lobbies servant des intérêts qui ne rencontreront certainement pas ceux du plus grand nombre, c’est l’apogée de la France des privilèges, des lois passées en force et d'un quasi Etat policier.

Pourquoi alors ne pas soutenir le mouvement du «Tout sauf Sarkozy» ? Parce que nous devons considérer les choses à plus long terme. Parce que le programme économique de Bayrou reste tout de même plus proche de l’UMP que du PS. Et parce que pour faire du social, il faut avant tout renouer avec la croissance, chose que le PS n’a manifestement pas encore comprise. La seule proposition de Madame Royal de relever à 1500€ le SMIC laisse présager dès les premiers mois suivants la date du 6 mai, une envolée des délocalisations. Comment alors mettre en place le projet de société rêvé par les socialistes avec un chômage qui s’étend comme une gangrène?

Je pense surtout voter blanc parce que voter pour Mme Royal, ce serait conforter les sociaux-démocrates dans l’idée qu’ils ont toujours leur place au sein du PS… et que l’UDF sera toujours là de toute façon pour les appuyer. Assez! Que chacun prenne ses responsabilités. Les présentes tensions au sein même du parti socialiste entre les Royal, Hollande, Fabius d’un côté et les DSK, Lamy et autres Cambadélis de l’autre, témoignent de l’incapacité de la gauche à gouverner. Ces derniers n’ont plus rien de socialistes et se définissent eux-mêmes comme des sociaux-démocrates. Le PS français est le seul parti socialiste en Europe de l’Ouest qui n’a pas évolué vers la social-démocratie.  Les sociaux-démocrates s’accrochent encore aujourd’hui au PS comme Tanguy au bercail parental. Quand donc vont-ils enfin prendre leur indépendance et voler de leurs propres ailes? Le PS s’en trouve d’autant plus paralysé, coincé entre l’extrême gauche ou ce qu’il en reste, et le centre-gauche. Voter blanc permettrait une réelle remise en question des différents courants qui forment le parti socialiste aujourd’hui, peut-être de forcer les sociaux-démocrates à sortir de leur réserve pour rejoindre une grande coalition du centre-gauche au centre-droit. Voter blanc, c’est affirmer haut et fort que nous sommes un vrai parti, dont les électeurs ne sont pas à vendre, et que le PS comme l’UMP ferait mieux d’en prendre acte. Voter blanc, c’est donc préparer les législatives pour confirmer qu’il existe une réelle force du centre, qui, si elle était assez bien représentée au sein d’une Assemblée Nationale sans majorité, serait alors un acteur pivot de la vie politique française.

Nous n’aurons peut-être pas choisi notre prochain Président, mais au moins, pourrons-nous nous targuer de l'influencer et de freiner ses ardeurs ultra-libérales, donnant de nouvelles occasions à Bayrou et à l’UDF de se positionner et de se faire connaître auprès d’autres Français, qui resteront à convaincre en vue de 2012.

Christine Colevray, comité de soutien montréalais à F. Bayrou.

20.04.2007

La fête au Béarnais, au Massillia, le 22 avril à 15h !

Les Montréalais avec Bayrou !

A l'Union francaise le 22 avril 14h00 

Au Massillia*, à partir de 15h00 !

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Vidéo et texte intégral du discours de Bercy :

17 000 militants enthousiastes dans un Paris-Bercy archi-comble, 10 000 personnes à Lyon, 6 000 à Lille ! 

Les plus gros rassemblements de la présidentielle à date !

La révolution orange est en marche !

Votons le 21 avril et fêtons tous ensemble le 22 avril la qualification pour le 6 mai !

* Le café comme à Marseille ! 4543 avenue du Parc, angle Mont-Royal, Métro Mont-Royal

Contacts:

Nicolas Druet, coordinateur du comité de soutien. Tel : 450 505 8014 (en journée) 514 731 8115 (en soirée), 514 609 5524 (Cell). Email : ndruet@softek.com / nicolasdruet@hotmail.com

Jean-Marc Tellier, chargé des relations media. Email : jmkt@sympatico.ca